Rencontre avec SMK : Une Française lance sa marque en Corée du Sud

Lors de notre voyage au printemps 2018, en Corée du Sud, Korean Coffee Break a eue l’opportunité de rencontrer Sandra Meynier Kang, une Française qui a lancer sa propre marque de vêtement en Corée du Sud. Elle nous a reçus un matin avec sourire et bonne humeur dans son show-room à Séoul.

Sandra Meynier Kang

Sandra Meynier Kang (SMK)Sandra Meynier Kang est diplômée en stylisme modélisme à l’atelier Chardon Savard de Paris. Après son premier voyage en Corée du Sud, elle ne parvient pas à trouver un travail dans son domaine en France. Elle a alors enchaîné plusieurs petits boulots pour gagner de l’argent. Lors de son second voyage en Corée, elle a fait un stage chez « Louis Quatorze » (ancienne marque française qui a été rachetée par les Coréens dans les années 90).

À son retour en France, elle décrocha un second stage chez SU75 Paris (ancienne marque française de vestes en cuirs). Lorsqu’elle décide de retourner au pays du matin calme pour les vacances, Sandra propose à son patron de prendre des vestes pour essayer de les vendre dans des points de vente coréens durant son séjour. Ça a été un succès !

Par la suite, Sandra s’est installée en octobre 2010 en Corée du Sud pour poursuivre son activité d’agent commercial. Malheureusement, la chance tourne et elle fait « bankrupt » en février 2011. Sandra a tout de même été embauchée lors de son Working Holiday par une compagnie coréenne qui s’appelle « PLACJEANS », une compagnie de jeans fermé aujourd’hui.

Le début d’une grande aventure :

Souhaitant se remettre à la couture, Sandra s’est amusée à faire une petite collection de sweatshirts sous le nom « Yes i’m French » pour le fun. L’un de ses amis, designer pour la marque CRES. E DIM, l’a aidé à lancer ses créations.
Dans la même période, Sandra a participé à un concours qui s’appelait « Top Designer » : c’est un concours réalisé chaque année promu par Doota. Il y a plusieurs épreuves à passer : épreuve de planches où ils vont sélectionner 200 candidats, ensuite ils sélectionnent 50 candidats pour l’épreuve de modélisme et petit à petit on réduit le nombre jusqu’à arriver à 12 candidats. À partir de 12 cela devient une téléréalité et l’on part en bunker où l’on est enfermé jusqu’à la finale pour connaître le top designer ! Cela offre la possibilité d’avoir son shop à Doota ainsi qu’une récompense financière permettant de démarrer son activité. Sandra terminera 8e. Par la suite, elle a travaillé pour son ami de CRES. E DIM. Au bout d’un an, Sandra a arrêté son activité pour lancer sa propre marque. « YESIMFRENCH» est devenue sa première marque. Pendant un an elle grandissait et Sandra s’est remise en question. Elle s’est aperçue que «YESIMFRENCH » n’était pas ce qu’elle voulait vraiment faire et s’est interrogée sur les réelles valeurs qu’elle souhaitait transmettre. C’était le début de SMK.
SMK Blue surf creora® soutien-gorge de sports
SMK Blue surf creora® soutien-gorge de sports

L’expérience de Sandra en Corée du Sud

Comment avez-vous connu la Corée du Sud ?

Je n’avais rien à voir avec la Corée du Sud, je n’en avais jamais entendu parler et à part les Coréens de mon école, je n’avais aucune connaissance. Je voulais aller au Japon en plus donc rien à voir. Je faisais du sport, du Kendo, c’est un art martial japonais et du coup j’étais beaucoup plus intéressée par le Japon. Lorsque j’ai eu mon diplôme, j’avais un ami qui vivait et travaillait en Corée. Il m’a proposé de venir : il m’a dit « écoute, viens ça va te faire des vacances tu n’es jamais parti en Asie ». En réalité, je n’étais jamais sortie d’Europe : Mes parents détestent l’avion. Je suis restée un mois chez mon ami comme ça. Ça m’est un peu tombé dessus, je me suis dit que c’était une opportunité pour aller voir du pays. On m’aurait dit le Nicaragua ou la Papouasie, ça aurait été la même chose, je serais partie. Je me rappelle qu’avant mon départ je ne savais même pas où c’était sur la carte. Je savais que j’avais beaucoup d’heures de vol, mais « c’est où ? Ah, mais c’est à côté du Japon, c’est bien ce n’est pas très loin.

La Corée, un « petit choc »:

À mon arrivée, dépaysement total ! Après l’Europe ça fait un petit choc. J’ai été élevée dans les Yvelines à la campagne. J’allais à l’école à Paris, mais en Corée il y a quand même une certaine façon de voir les choses, de penser les choses qui est un peu différente, un peu plucommunautaire quen capitale. Donc, en arrivant ici grand choc, c’était formidable ! Ce qui m’a plus le plus c’était de ne rien comprendre, d’être complètement paumé et d’être à la merci de tout, parce que finalement on ne contrôle rien quand on ne sait pas lire quand on ne peut pas parler. Je n’avais aucun contrôle sur rien et c’est là que j’ai trouvé une certaine forme de liberté. Ça m’a vraiment donné beaucoup d’énergie !

Quand êtes-vous venue pour la 1ère fois en Corée ?

2008, ça fait 10 ans. Le temps passe vite en Corée je trouve. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est vrai qu’en Corée j’ai l’impression que le temps est accéléré. Nous sommes entraînés par le dynamisme des Coréens où l’on fait toujours 3 milliards de trucs en une journée. Je fais beaucoup d’aller-retour en France pour voir ma famille et je me rends compte qu’en France la notion de temps est différente.

Quels sont les aspects du pays que vous appréciez le plus et ce que vous aimez le moins ?

Les + :

Les aspects que j’aime le plus en Corée c’est la rapidité des choses. Je suis quelqu’un de très rapide, j’ai besoin que les choses aillent très vite. En France c’était très stressant,parce que les choses n’allaient pas assez vite. J’ai vraiment besoin que l’on avance, que l’on arrête de piétiner donc ici c’est génial. Quand je vais chez ma sample maker (fabriquant d’échantillon avant le passage à la production), une dame que j’ai connue il y a 5 ans, celle qui fait toutes les productions, tous les échantillons, nous avons une super relation et c’est vrai que quand je vais chez elle, c’est fait et c’est bien fait parce qu’elle a pris le temps de le faire.

Aussi, une valeur que j’aime beaucoup ici, c’est qu’il n’y a pas de « ridicule ». Les codes sont un peu éparpillés et du coup, par exemple, manger dans son assiette le camembert avec la paella bah ouais il n’y a pas de problème, c’est normal. J’aime bien cet aspect des choses où il n’y a pas de « Oh mon dieu, mais non on ne mélange pas ! » que ça s’applique à la nourriture ou à d’autres domaines. Je trouve que c’est assez intéressant en fait. Ils sont assez libres avec ça je trouve et ça me plait beaucoup, cette liberté en fait de « ouais je fais ça et alors ? C’est tranquille, c’est normal en fait » ça, c’est cool.

J’adore aussi le fait qu’il y est des cafés ! Il y a des cafés partout ! Je suis une grande buveuse donc qu’il y ait des cafés partout c’est formidable, c’est bien.

Les – :

Ce que j’aime le moins c’est la pollution de l’air en priorité, cela devient difficile. Ça m’a créé un asthme que je n’ai jamais eu.

Aussi, les fruits et légumes qui manquent et qui sont très chers. C’est dommage.

Enfin, le manque de variété en termes de paysage. Que l’on aille à Séoul, que l’on aille à Daegu ou à Busan, ok il y a des différences, mais on n’est pas dépaysé. Quand je rentre à Paris à chaque fois je suis « Ah, mais c’est magnifique ! » c’est vraiment ridicule, je me dis que ce n’est pas possible que ce soit aussi beau !

SMK burgundy-Navy reversible satin bag
SMK burgundy-Navy sac en satin réversible

Avez-vous rencontré des difficultés pour lancer votre marque ?

Pas du tout ! Ça a été un bonheur, c’est très rapide de créer une société en Corée. Je me fais beaucoup aider pour ce qui est de l’administratif, ça se passe très bien. Les seules difficultés que j’ai pu avoir c’est au niveau de la communication. Je ne suis pas vraiment allé à l’école pour apprendre le coréen, j’ai plus ou moins appris sur le tas donc l’oral il n’y a pas de problème, mais dès que je dois écrire ça devient vraiment compliqué. Appel téléphonique et sms, kakaotalk ça va, mais les mails en Coréen, c’est quelque chose !

Aussi, en Corée ils font beaucoup de choses pour promouvoir leurs designers. Il y a des systèmes d’aide à l’étranger et sur le réseau national. C’est vraiment génial. Ils font plein de petits concours : des dossiers qu’il faut déposer et où ils vont choisir un nombre défini de personnes pour les promouvoir. Ça permet de partir sur des salons à l’étranger sponsorisé par le gouvernement. J’ai réussi une fois grâce à une amie coréenne qui m’a traduit entièrement le dossier ce qui m’a permis de faire 2 salons, un à Shanghai et l’autre à Paris. C’était vraiment cool ! Mais c’est dommage, car, à cause de ce manque de communication, je pense que même si aujourd’hui je parle mieux coréen et même si je savais l’écrire correctement, je ne pourrais tout de même pas remplir ces dossiers. Ils sont tellement compliqués.

 

SMK : la marque innovante d’une Française en Corée du Sud

Quel est le concept de SMK ?

Au départ, j’ai vraiment réfléchi à ce qui me paraissait le plus important, l’image que j’avais envie de véhiculer, les valeurs que je voulais porter et c’est là que j’ai créé SMK. Je n’ai pas envie d’utiliser des textiles qui peuvent alimenter les problèmes environnementaux que nous connaissons déjà, je n’ai pas envie de faire produire mes vêtements dans des usines sans en  connaître les couturiers.

Puis, je me suis dit voilà les 4 piliers de SMK :

  • Des produits végans :

Aucune matières animales, quelles qu’elles soient.

  • Des produits réalisés de manière locale et éthique :

Je voulais connaître exactement qui va faire quoi ainsi que leurs conditions de travail.

  • L’innovation textile :

Des textiles propres ou innovants.

  • Donner à des associations :

Il me semblait important d’incorporer au concept de la marque cette donation de 5% des ventes à une association caritative. Cela permet de soutenir leurs actions au quotidien sur le terrain.

La marque est née en 2014 à l’aide de ces 4 piliers. Ensuite, SMK a changé en été 2017 où elle a pris un tournant dancewear. En effet, j’ai commencé la dance classique il y a 3 ans en Corée. J’ai observé le style des vêtements des danseuses : elles avaient toujours des tenues différentes. Je me suis dit qu’il y avait vraiment quelque chose à faire dans ce domaine. Il n’y avait pas vraiment de marque qui avait ce concept : végane/éco/innovant/éthique et en même temps designer. C’était le moment d’essayer quelque chose et je me suis lancée. Aujourd’hui, ça commence à marcher, ça commence à être intéressant et je suis super contente d’avoir pris ce tournant parce que je m’éclate encore plus que dans le prêt-à-porter !

Dancewear mais pas que !

La marque étant axée sur le dancewear, tout est fait pour la dance, mais après il y a des pièces comme le sweatshirt, les t-shirts, les brassières, les leggings ou encore les sacs que l’on peut aussi porter dans la vie de tous les jours. Cependant, les vêtements sont conçus à la base pour un entrainement, pour garder le corps au chaud. Les sacs sont étudiés pour les accessoires de danse, les poches sont assez grandes pour y mettre des pointes, etc., tout aussi utilisable pour partir aussi en week-end avec sa paire de baskets !

 

SMK dusty pink tencel® fitted t-shirt
SMK dusty pink tencel® fitted t-shirt

Vous avez choisi de créer des vêtements organiques et écofriendly : pourquoi avoir fait ce choix ?

Un éveil de solidarité :

En 2014, sur la collection hiver 2014-2015 j’ai lu un livre de Pierre Rabhi sur l’agroécologie. J’étais vraiment intéressée par la façon dont on cultivait la terre. Du coup, j’ai eu envie de créer une collection sur le retour à la terre. Également, j’ai été inspiré par tous ces jeunes qui soudainement quittent la capitale, les grandes villes, pour se retrouver à la campagne avec rien et qui décident de vivre en cultivant leurs terres, en créant de petites communautés. Je trouvais ça assez impressionnant.

Du coup, je me suis un peu renseignée sur le sujet et l’alimentaire est une priorité. Alors, je me suis intéressée à l’industrie agroalimentaire. Lorsque l’on s’interroge sur la façon dont on fait pousser nos légumes, etc., on s’aperçoit qu’il y a beaucoup de choses qui ne sont pas normales. C’est exactement la même chose pour la pousse du coton ou d’autres végétaux qui peuvent servir à faire des textiles. C’est ainsi que j’en suis venue à la conclusion que je n’avais vraiment pas envie que mon coton soit plein de pesticides, qu’il crée l’érosion des sols, que les fermiers soient à la merci des lobbies qui leurs vendent les graines… Non. C’était vraiment contre ce que j’avais envie de promouvoir.

La protection animale, sujet d’actualité :

Aujourd’hui, ce sont les droits des animaux qui me tiennent à cœur. Le livre « La libération animale » de Peter Singer m’a beaucoup inspiré et m’a bouleversé. En ce moment, c’est un sujet qui est vraiment d’actualité. Il y a vraiment une prise de conscience, c’est un peu comme le début de l’abolition de l’esclavage. Cette prise de conscience soulève des sujets qui engendrent des débats assez houleux. C’est hyper intéressant.

Je continue toujours à faire ces recherches, à essayer de comprendre ces thèmes intéressants

Apparemment, vous recyclez les chutes de tissus de vos collections : pouvez-vous nous expliquer ce processus plus en détail ?

Je demande à l’Atelier qui confectionne les vêtements qu’elles me donnent toutes les chutes de tissu non utilisé. Ensuite, nous trions parmi les chutes celles que l’on peut recycler. Quand elles sont d’un format que l’on peut recycler pour faire un packaging, nous les recyclons. Dans la compagnie, nous n’avons pas de packaging en plastique. Nous confectionnons des packagings en tissus pour nos clientes afin qu’elles puissent recevoir leurs commandes à l’intérieur de ces pochettes uniques. Ça fait vraiment un packaging sympa, fait à la main, joli et que l’on a envie de garder. Si nous n’en faisons pas des pochettes, et biens, nous les conservons jusqu’à ce que nous leur trouvions une utilité. C’est arrivé une fois que l’on puisse relancer une collection de sacs avec, car il nous restait beaucoup de tissu. Aussi, nous pouvons les réutiliser en doublure pour les vêtements.

Également, nous recyclons les lookbooks. N’ayant pas de sac en carton, nous avons coupé toutes les pages au cutter, nous les avons mises côte à côte et nous les avons cousus en différents formats.

Pochettes SMK
L’une des pochettes dans lesquelles vous pouvez recevoir votre commande ! Faites à partir des chutes de tissu.

À quels types de clientèle s’adresse SMK ?

Ma clientèle est principalement des jeunes adultes qui font de la Danse, du Pilate et du Yoga. Il y aussi des clientes qui adorent les sacs, mais qui ne font pas particulièrement de sport. C’est très varié, mais avec bien sur une grande communauté autour de la danse. J’ai aussi des artistes peintres qui achètent SMK parce que c’est confortable quand elles peignent. Les clientes aiment SMK pour le côté sportif et pour le confort, mais aussi pour les matières et les valeurs véhiculées par la marque.

SMK silver Piñatex® bag
SMK sac en Piñatex® (fibres de feuilles d’ananas) argent

Comment les Coréens ont-ils accueilli votre marque ?

Les clientes Coréennes ne s’intéressent pas vraiment à SMK pour son côté écologique. Ce qui leur plait c’est vraiment les couleurs. Ils y sont très sensibles. Ils trouvent que les couleurs que j’utilise sont très jolies et ça leurs donnent envie d’essayer les vêtements.

Aussi, la marque est née en Corée. Existant depuis 2014 c’est plus en France que l’on peut s’interroger sur comment elle pourrait être accueillit. Pour le moment, en France, j’ai un peu plus de mal. Je peine à rentrer en contact avec des magasins, des acheteurs, je n’arrive pas vraiment à la faire connaître. Je pense que, comme les vêtements viennent de Corée, qu’ils sont produits ici, il faut payer le prix de livraison et que ça coûterait beaucoup plus cher pour les enseignes que de faire venir d’autres marques européennes.

Où sont commercialisés actuellement les vêtements de SMK ?

La marque est déjà présente à l’international. Elle est vendue au Japon, à Hong Kong, en Corée, mais j’aimerais bien pouvoir la commercialiser en Europe. Actuellement, je suis en discussion avec un site aux Pays-Bas pour commercialiser SMK durant la 2e moitié de 2018. L’Europe et les États-Unis sont des continents que j’aimerais vraiment développer. Il y a beaucoup de clientes, beaucoup de potentiel, mais c’est encore un peu flou. Je ne sais pas encore comment je pourrais m’y prendre pour lancer SMK dans ces régions du monde. En tout cas, en Asie, la marque est déjà installée et c’est plutôt positif. Nous avons aussi réalisé récemment une collaboration avec Sonata Dancewear, une marque de danse classique de Singapour et nous sommes en vente chez eux depuis le 24 avril.

Quels sont vos projets ?

Continuer la promotion de SMK en Asie, maintenir les acheteurs avec qui je travaille actuellement, poursuivre ma collaboration avec Sonata Dancewear sur d’autres collections parce que je me suis vraiment amusée à créer une collection spécialement pour leur shop.

Ensuite, j’aimerais vendre un peu plus en Europe, essayer de trouver des points de vente et comment communiquer pour me faire connaître davantage. Aussi, je voudrais développer plus les États-Unis, car je commence à avoir plusieurs danseuses américaines qui commencent à porter SMK, je fais beaucoup de sponsoring et elles sont super contentes. C’est pour cela que je voudrais intégrer le marché américain.

Enfin, continuer à faire des collections créatives, de découvrir de nouveaux textiles innovants. En bref, de continuer sur ma lancée, car en réalité ça a tout juste récemment commencé à décoller.

SMK black organic cotton short
Short noir en coton bio

Connaissiez-vous la marque SMK ? Que pensez-vous de son concept ? N’hésitez pas à réagir par commentaire !


L’équipe de Korean Coffee Break remercie Sandra Meynier Kang pour sa gentillesse et le temps qu’elle nous à accorder.

Vous pouvez retrouver ses créations sur :

Internet :

En magasin :

  • XIAOSHIGUANG, Hong Kong
  • ELLACONIC (SHINSEGAE GANGNAM B1 FAMILLE STREET), Seoul, South Korea
  • PAS DANCE Movement Center (Dance Academy), Seoul, South Korea
  • E-BALLET SHOP, Seoul, South Korea

A propos Julia

23 ans, diplômée en Communication. J’aime les pays asiatiques depuis mon enfance et c’est à l’âge de 14 ans que j’ai connu la Corée du Sud. Mon coup de cœur pour sa culture fut immédiat. Je souhaite partager avec vous mes conseils et astuces pour préparer votre voyage en Corée du Sud.

Laisser un commentaire