Rencontre avec Elise Ducamp : Auteur de « Quelque chose de Corée du Sud »

Elise DucampDans un article précédent, nous vous invitions à découvrir le livre « Quelque chose de Corée du Sud ». Un guide de voyage différent qui nous présente un pays par l’intermédiaire de sa culture. Par la suite, nous avons rencontré Élise Ducamp, l’auteur de l’ouvrage et la cofondatrice de la Maison d’Édition Nanika.

Élise Ducamp et passionnée par les cultures asiatiques, voyageant régulièrement au Japon elle décide en 2016 de partir en Corée du Sud. Ne connaissant rien de la culture coréenne, Élise va la découvrir et développer un vrai coup de cœur pour le pays. À son retour en France, elle se désole du peu d’ouvrage sur le pays du matin calme.

Éditrice de métier et diplômée de Littérature comparée, Élise va fonder les Editions Nanika en 2017. Elle est donc la cofondatrice de la Maison d’Édition au côté de Gaëlle, la maquettiste de Nanika.

Nous vous invitons à travers son interview à découvrir son expérience en Asie, son ouvrage « Quelque chose de Corée du Sud » et les plans d’avenir pour les Editions Nanika.

Corée du Sud ©Elise Ducamp

L’expérience d’Élise en Asie :

Apparemment vous êtes une habituée du Japon et vous avez découvert la Corée du Sud en 2016 à l’occasion d’un voyage de 11 mois. Pourquoi avoir choisi de visiter la Corée ?

Ça ferait cliché de dire que ce n’est pas moi qui ai choisi la Corée, mais la Corée qui m’a choisi, non ? haha. Honnêtement, je suis partie en Corée du Sud « par hasard ». Je devais repartir au Japon, j’étais en train de prendre mon billet et puis sur un coup de tête je me suis dit : « Et pourquoi pas la Corée du Sud ? ». Et voilà, trois mois plus tard j’arrivais à Séoul. Et ce qui devait être un « petit voyage découverte » s’est transformé en grande aventure !

Quels sont les éléments qui vous ont marqué, voir choqué, lorsque vous avez découvert la Corée du Sud ?

Dès l’arrivée, dans le train qui relie l’aéroport d’Incheon à Séoul, j’ai été surprise par beaucoup de situations/choses paradoxales : il y avait la montagne avec la forêt vierge, puis tout à coup des barres d’immeubles gigantesques, puis des petites maisons basses aux toits en tôle qui s’étendent à flanc de falaise ; il y avait le silence et le calme qui règnent dans la rame et puis cette femme coréenne de 40 ans à l’autre bout du wagon qui hurle dans son téléphone ; il y a le rythme effréné de tous les gens dans la station qui courent vers je ne sais quoi et puis tout à coup l’extrême lenteur des escalators (vraiment vraiment très lents). C’est un pays tout en paradoxes.

Qu’est-ce qui vous a rendue amoureuse du pays du matin calme ?

La manière de manger ! Les Coréens accordent une importance énorme à la nourriture, quand manger, comment manger, quoi manger selon la météo ou la saison, etc.  C’est presque un cérémonial, mais sans chichis, très convivial. Au début, j’ai été un peu « surprise » : la plupart des plats sont « collectifs », tout le monde mange dans « la même assiette », et puis dès que ça arrive à table, tout le monde se « jette » littéralement sur la nourriture, et on mange en montrant son plaisir, en faisant beaucoup de bruits (ce qui choque toujours les touristes européens). Il y a un aspect très symbolique derrière le repas, et j’ai adoré cette manière de voir les choses.

Quelles sont pour vous les différences majeures entre le Japon et la Corée du Sud ?

Il y a longtemps, j’ai lu un bouquin de Nicolas Bouvier (écrivain voyageur qui a vécu de très nombreuses années au Japon dans les années 1950-1970 si mes souvenirs sont bons) qui s’appelle Les Chemins du Halla-san, sur son premier voyage en Corée. Je me souviens qu’au début, il cite une phrase de son ami qui pour lui décrire la Corée lui dit : « The old shittrack again ! » Bien entendu, c’était une autre époque, mais il y a toujours une part de vérité. La Corée est moins polissée, plus « bordélique », encore assez rugueuse et chaotique, plus dans l’action (et souvent dans l’excès). Mais après ce n’est que mon avis !

Elise Ducamp en Corée du Sud

« Quelque chose de Corée du Sud » :

Quel a été l’élément déclencheur de votre motivation pour la rédaction de « Quelque chose de Corée du Sud » ?

En rentrant en France, j’ai beaucoup lu sur la Corée, mais j’ai été assez déçue. Il y avait soit des guides de voyages traditionnels (qui ne m’étaient plus très utile une fois rentrée au pays) soit des ouvrages très pointus qui intellectualisaient la culture coréenne. Et c’est très bien, il en faut bien entendu ! Mais j’avais aussi envie de trouver un livre qui parle de la Corée comme je l’avais vécu, plus dans l’humain, le ressenti, entre l’explication culturelle et le témoignage. J’ai commencé à réfléchir à ce que j’aurais aimé trouver dans un tel livre, quelle thématique, quelle explication… Et de fil en aiguille, le livre était là !

Quels ont été les éléments constructifs de votre guide ?

Ça a commencé par un apprentissage « sur le tas », à Séoul, en rencontrant des gens, en tissant des liens, en posant des questions… À côté, j’ai commencé à étudier l’histoire coréenne et le coréen, puis je me suis intéressée au cinéma et à la littérature. Même après être revenue en France, j’ai continué à potasser. Au final, la seule partie qui m’a donné du fil à retordre dans le livre c’est celle sur la musique ! Ce n’est vraiment pas mon domaine de prédilection (et pas forcément celui qui m’intéresse le plus) et ça a demandé beaucoup de boulot. Après, le Centre Culturel Coréen a relu les épreuves de l’ouvrage pour vérifier que je n’avais pas dit de bêtises !

Qu’aimeriez-vous que votre guide « Quelque chose de Corée du Sud » apporte à vos lecteurs ?

L’envie d’en savoir encore plus sur la culture coréenne !

Repas coréen ©Elise Ducamp

Editions Nanika :

Parlez-nous de votre maison d’Édition Nanika :

Pourquoi avoir choisi d’ouvrir votre propre maison d’édition ? (un rêve, une envie de partage ?)

Je suis éditrice de métier. J’ai suivi un cursus édition à l’Université et j’ai fait « mes armes » dans plusieurs maisons d’édition. Alors quand l’idée de Nanika est venue, j’ai eu envie de me lancer, car je connaissais bien le milieu de l’édition, ses impératifs, son organisation… Je savais que je ne partais pas à l’aventure en terre inconnue. J’en ai parlé autour de moi, et en quelques jours l’équipe Nanika était formée ! Après, c’est un projet qui me tient à cœur personnellement, car j’ai été « fille d’expat’ », j’ai toujours vadrouillé d’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre… je crois que j’aurais eu du mal à le céder à quelqu’un d’autre…

Pourquoi avoir choisi la Corée du Sud parmi vos premiers guides à éditer ?

C’est de la rédaction de Quelque chose de Corée du Sud qu’est venue l’idée de Nanika en fait ! Je me suis dit que ce serait bête de ne faire ça que pour la Corée du Sud ! Depuis, c’est devenu le « modèle type » qui sert d’exemple pour les autres auteurs qui travaillent sur les prochains guides. Ils comprennent directement l’esprit de la collection comme ça.

Allez-vous personnellement écrire d’autres guides à l’avenir ?

Non, ce n’est pas prévu pour l’instant ! Je reviens à mon rôle d’éditrice qui me convient bien mieux : c’est trop stressant de voir son nom sur une couverture !

Quels seront les prochains guides à voir le jour ?

Nous sommes en train de préparer le Mexique et la Tunisie pour l’automne. Deux cultures très différentes, mais tellement intéressantes !

Corée du Sud ©Elise Ducamp


Avez-vous eu l’occasion de découvrir le livre « Quelque chose de Corée du Sud » écrit par Élise Ducamp ?

L’équipe de Korean Coffee Break remercie Élise Ducamp et la Maison d’Édition Nanika pour cette interview.

Nous vous invitons à découvrir son livre « Quelque Chose de Corée du Sud, si ce n’est pas déjà fait 😉 !

Photos : Élise Ducamp

Le site internet des Editions Nanika : http://editions-nanika.fr/

Découverte du livre « Quelque chose de Corée du Sud »

A propos Julia

23 ans, diplômée en Communication. J’aime les pays asiatiques depuis mon enfance et c’est à l’âge de 14 ans que j’ai connu la Corée du Sud. Mon coup de cœur pour sa culture fut immédiat. Je souhaite partager avec vous mes conseils et astuces pour préparer votre voyage en Corée du Sud.

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