Rencontre avec Mathilde : l’expérience du PVT en Corée du Sud

  Lors de notre séjour en Corée du Sud en automne 2017, l’équipe de KCB a eu l’opportunité de rencontrer Mathilde. À 27 ans, elle a fait le choix de partir un an en Corée du Sud avec un visa PVT. Ce visa, connu aussi sous le nom de visa « Vacance, Travail » vous permet de travailler dans le pays et d’y séjourner pour une durée d’un an. L’occasion parfaite pour faire du tourisme et découvrir pleinement le pays tout en survenant à vos besoins par l’intermédiaire d’un job. Elle a aussi démarré un blog Mathilderrella  pour partager son expérience. De retour en France en novembre 2017, Mathilde à clôturé son blog. Vous pouvez toutefois toujours le consulter pour trouver des infos utiles !

  Korean Coffee Break vous invite à découvrir l’interview de Mathilde qui partage avec nous son expérience de PVTiste en Corée du Sud.

 

Pourquoi avoir fait un PVT ?

J’ai choisi de faire un PVT, car je souhaitais depuis longtemps expérimenter la vie quotidienne et le travail dans un pays étranger. Le PVT étant un visa généralement très facile à obtenir, c’était l’occasion idéale pour me lancer.

Pourquoi avoir choisi la Corée du Sud ?

Je voulais effectuer mon PVT dans un pays culturellement très différent de la France. Je connaissais déjà la Corée à travers 2 précédents séjours et j’en suis tombée amoureuse. Le choix s’est donc imposé facilement.

Quel était ton niveau de langue en anglais et en coréen ?

Mon niveau d’anglais était déjà courant avant de venir en Corée. J’avais donc au moins cet atout pour me débrouiller aisément. Quant au coréen, j’avais quelques notions avant mon PVT. Mon niveau s’est amélioré au fil des mois, même s’il reste très basique. Je n’ai pas pris de cours, mais j’ai un peu étudié par moi-même.

 

Avais-tu des appréhensions ?

Au tout début, j’avais un peu peur de ne pas trouver de travail sur place. Je craignais aussi que la France et mes proches me manquent trop vite et d’avoir le mal du pays. Heureusement, ces appréhensions se sont rapidement dissipées après les premières semaines.

Comment t’es-tu logée sur Séoul ?

Pour le logement, j’ai choisi l’option qui était selon moi la plus accessible et la mieux adaptée à la durée de mon séjour : le goshiwon. C’est une petite chambre tout équipée dans une résidence. J’ai trouvé facilement après quelques recherches sur internet et des visites.

As-tu rencontré des difficultés durant ton PVT ?

La principale difficulté rencontrée lors de mon PVT a été la barrière de la langue. Mon niveau de coréen étant insuffisant pour communiquer convenablement, ça m’a limitée dans mes interactions avec les Coréens en général, sachant que la plupart parlent assez peu l’anglais. Mais cela reste facile de communiquer en anglais. Séoul est très « foreigner friendly ».

As-tu remarqué de grandes différences culturelles ?

Pour moi, les différences culturelles avec la France se retrouvent surtout dans les comportements et les mentalités adoptés dans chaque pays. J’ai été plusieurs fois surprise (ou choquée, selon les cas) de la conduite des Coréens face à différentes situations. Une autre grande différence entre la France et la Corée est bien sûr la gastronomie et le déroulement du repas de manière générale.

 

 

Niveau relationnel, as-tu fait de belles rencontres ? As-tu réussi à te lier d’amitié avec des coréens ?

J’ai fait de magnifiques rencontres durant mon année, coréennes comme étrangères. Mais pour être honnête, mes amis les plus proches ont été des Français, qui sont naturellement devenus une famille et avec qui j’ai très vite accroché, nationalité aidant. Il est aussi très compliqué de lier une vraie relation d’amitié avec des Coréens, notamment à cause des différences culturelles et de la barrière linguistique. Souvent, ils ne donnent plus de leurs nouvelles après un certain temps, ou sont peu disponibles, car trop occupés par les études ou le travail. J’ai tout de même tissé de très bons liens avec trois coréens(e)s avec qui je garde régulièrement contact.

Est-ce que certaines choses françaises t’ont manqué ?

Sans hésiter, la nourriture ! J’adore la gastronomie coréenne, mais il faut admettre qu’il n’y a pas autant de variété qu’en France. Et ici, on ne trouve que très peu de fromage ou de charcuterie, et ça coûte très cher.

Qu’as-tu retiré de cette expérience au niveau professionnel et personnel ?

Cette année en Corée a été très bénéfique sur les deux aspects. J’ai eu l’occasion d’avoir deux emplois : le premier dans la restauration (ce qui m’a donné l’opportunité d’apprendre un nouveau métier), et le second dans mon domaine (ce qui m’a permis de forger mon expérience). Sur le plan personnel, j’en retire davantage de confiance en moi, une plus grande ouverture d’esprit, et une certaine fierté d’avoir atteint mes objectifs.

Qu’est-ce qui va te manquer à ton retour en France ?

Les 3 principales choses qui vont me manquer de la Corée sont l’accessibilité à tout et à n’importe quel moment de la journée (je pense notamment aux « convenient stores » et aux cafés ouverts 24/7), l’atmosphère générale et le sentiment de sécurité permanente, ainsi que la propreté et l’efficacité des transports en commun.

 

Quels sont tes projets à ton retour en France ?

A mon retour, j’ai pour projet de retrouver un travail dans mon domaine (le tourisme), et pourquoi pas me spécialiser sur la Corée du Sud et l’Asie. Quant à mon blog, je compte le clôturer avec la fin de mon PVT puisqu’il en était la thématique, mais je songe à en ouvrir un nouveau centré sur mes voyages et mes intérêts plus généralement.

Quels conseils donnerais-tu aux futurs PVTistes ?

Lancez-vous ! Un PVT en Corée du Sud est une opportunité incroyable et cette expérience ne pourra qu’être enrichissante. Aussi je conseille d’apprendre les bases du coréen avant de venir pour pouvoir communiquer et ne pas rater des occasions une fois sur place.

 


Partager également votre expérience avec nous ! Laissez-nous un commentaire pour nous donner votre propre expérience de PVT en Corée du Sud.

Nous espérons que l’expérience de Mathilde aura pu vous éclairer et vous donner envie de tenter, vous aussi, votre expérience d’un PVT en Corée du Sud ou ailleurs !

 

Photos : Mathilderella

Les blogs de Mathilde : Mathilderella, Chez Mathilde (nouveau blog)

Instagram : Mathilderella

 

A propos Julia

22 ans, diplômée en Communication. J’aime les pays asiatiques depuis mon enfance et c’est à l’âge de 14 ans que j’ai connu la Corée du Sud. Mon coup de cœur pour sa culture fut immédiat. Je souhaite partager avec vous mes conseils et astuces pour préparer votre voyage en Corée du Sud.

2 réflexions au sujet de « Rencontre avec Mathilde : l’expérience du PVT en Corée du Sud »

  1. Salut tout le monde ; j’ai envie de partir à découvrir le coree de sud puisque je suis une artiste et surtout intéressée à partager mes savoir faire avec les femmes rurales et améliorer aussi mes expériences le problème à moi c’est d’intégrer dans la société puisque j’ai un problème de santé et je parle pas pour cela je suis usité à chaque que je fais mes valises

    1. Coucou !! Je comprends que tu aies du mal à passer le cap de partir là-bas d’autant plus avec tes problèmes de santé. Après, le PVT est une bonne manière d’essayer de vivre un temps en Corée et de voir si le rythme de vie et la culture te plaisent. Je ne connais évidemment pas tes problèmes de santé, mais je sais que tu dois avoir obligatoirement une assurance pour réaliser ton PVT. Il y a aussi un hôpital international à Séoul, avec des personnes qui parlent anglais et français. Après, les frais peuvent être élevés selon la nature des soins. Si tu souhaites avoir d’autres conseils n’hésite pas à nous contacter via la page contact.
      En tout cas, je te souhaite de réussir =D

Laisser un commentaire